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JARDINER ENSEMBLE
Le 1er film de la série « Jardiner Ensemble » qui a été tourné au Potager démonstratif de la Douceavec Josiane Goepfert,et 3 membres du « Réseau des jardins partagés 90 » est visible sur YouTube.
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Le jardin mois par mois… Octobre en Franche-Comté
Dictons – Récolte rentrée, hiver assuré.
Octobre le beau, offre au jardinier son repos.
A faire
Taillez en petits tronçons les reliquats de culture et laissez-les composter sur place, ajouter feuilles mortes et vieux composts pour une couverture hivernale du sol.
Plantez les vivaces, fleurs, aromates, arbustes. Dans notre région pour que l’enracinement puisse se faire, il vaut mieux s’y prendre dès octobre, sauf pour les arbres.
Récoltez les derniers potirons et stockez-les, non pas à la cave, mais dans la salle à manger (toutefois éloignés du mode de chauffage) dans de jolies corbeilles mises en scène.
Les abris pour les légumes
Pour protéger les légumes d’hiver restés dans le jardin le voile d’hivernage en non tissé appelé P17 est très efficace et évite la condensation générée par les matières plastiques. On le pose sur des arceaux par-dessus les plantes et on l’enlève lors des journées ensoleillées pour permettre une bonne aération. Les mini-tunnels en plastiques transparents ont davantage besoin d’être aérés. Le gain de température est de 2 à 4°C selon l’exposition. Les cloches en verre ou en plastique sont particulièrement intéressantes pour les plantes vivaces et pour avancer la récolte de la rhubarbe par exemple. Enfin un paillage épais de feuilles mortes ou de compostage urbain garde un peu la chaleur du sol.
Des endives maison
Le cycle des endives est long, mais c’est la seule contrainte. Dès la récolte, on dispose les racines dans un seau au fur et à mesure des besoins.
Explications :
- semez l’endive en juin, en ligne, il ne faut pas garder plus de 10 plants par mètre linéaire.
- arrosez et désherbez régulièrement pendant l’été.
- octobre – novembre arrachez les racines, enlevez les feuilles à 2cm du collet, taillez les racines à 20 cm de longueur et laissez sécher quelques jours. conservez-les dans un endroit frais.
- disposez, chaque semaine, les racines côte à côte dans un seau à mettre dans un endroit tempéré et à l’abri de la lumière. Récupérer les chicons au fur et à mesure de vos besoins. La récolte se poursuit tout l’hiver.
Les stars de l’automne
Vous ne les avez peut-être pas cultivées cette année, mais vous pouvez les découvrir dans certains magasins bios et dans la chaîne du Grand Frais.

Capucine tubéreuse
Illustration – Martina Rajtmajerova
J’y passe des heures (initiative spontanée) à faire connaître ces légumes anciens tant ils peuvent égayer nos potées d’hiver, hiver très long dans notre région. Mon intérêt est double : les faire connaître et rendre au jardinier la capacité de les reproduire, puisqu’il s’agît de tubercules ou de racines qu’il suffit de conserver jusqu’au printemps, pour les replanter comme des pommes de terre. Capucine tubéreuse, oca du Pérou, cerfeuil tubéreux, persil racine, poire de terre… pour une fois que nos marchands de légumes nous proposent des nouveautés, à nous de les acheter (pour les cultiver l’année prochaine) pour qu’ils ne tombent pas dans les oubliettes. Sinon c’est mort, on retourne à nos patates… six mois d’hiver tout de même, un peu de diversité est bienvenue !
Josiane GOEPFERT Le Potager d’une curieuse
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Animation jardin
Dimanche 18 septembre 2022 à 14h30
Animée par Josiane Goepfert – Sur inscription – maison.environnement@territoiredebelfort.fr
Récoltez et conservez votre production, semez des engrais verts
Voilà une chose vite dite, mais comment profiter d’une récolte tardive en taillant les tomates, aromates et autres courges ?
Quels engrais verts choisir pour améliorer son sol, et ce qu’il est encore temps de semer ?
Le 23 de ce mois ce sera le solstice d’automne : quels légumes peut-on encore planter dans notre région.
En prévision des récoltes de légumes racines, installons un silo dans le jardin pour varier les modes de conservation qui ne préservent pas tous les mêmes vitamines.
Enfin chacun aura à choisir, quoi faire de l’abondance de la matière organique générée depuis le début de l’année : compostage sur place, dans un composteur ou en tas, préparer une culture en lasagne ? Bref ce ne sont ni le travail ni les décisions à prendre qui manquent à cette saison.
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Le jardin mois par mois… Septembre en Franche-Comté
Dicton – En septembre si tu es prudent, achète grains, bois et vêtements.
Et après avoir fait un tour, ce matin, dans les Jardins Ouvriers du Parc de la Douce à Belfort, j’ajouterai aux courses de ce mois, les légumes de garde, tant cette année a été rude pour les jardiniers avec de maigres récoltes.
A faire
– Plantez les bulbes à floraison printanière comme les tulipes, narcisses, perce-neige, crocus…
– Repiquez les dernières salades comme les chicorées et les laitues pommées d’hiver. La chicorée pain de sucre (variété ancienne que l’on trouve encore en plants sur certains marchés) est la plus rustique au froid, avec la Vérone et la Grumolo Verde qui se sèment maintenant sous abri et se récoltent au printemps.
– Récoltez les derniers légumes et stockez-les à l’abri du froid selon les consignes ci-dessous.
La conservation des légumes racines
Carottes, betteraves, radis noirs, céleris-raves se conservent en silo ou dans une cave à température fraîche et constante et à faible taux d’humidité.
Les navets sont plus sensibles et ne supportent pas une longue période de gel dans un silo. Oups, et qu’est-ce qu’un silo ? Un silo peut être un tambour de machine à laver enterré dans le jardin au niveau du sol, ses trous permettent l’aération des légumes et sa composition n’est pas propice pour les dents des rongeurs. Si vous n’en disposez pas vous pouvez faire le même usage avec une caisse en bois assez épais, qu’il faudra, néanmoins, changer chaque année . Mais connaissant le principe vous connaissez sans doute d’autres contenants ?
Récoltez les légumes feuilles
Que faire des choux et des poireaux ? On peut en théorie les laisser en place dans le jardin (comme les légumes racines en fait), mais les périodes de gel et dégel les abîment au point de devoir enlever de plus en plus de feuilles extérieures tout au long de l’hiver.
L’astuce, consiste à les récolter et les entreposer semi-enterrés le long d’un mur exposé au Nord. Ils seront plus accessibles sous le gel et la neige et surtout, à l’abri de la pluie qui les fait pourrir. Vous pouvez également les congeler, ce qui est bien pratique puisqu’ils seront prêts à être cuisinés. Dans ce cas inutile de les blanchir, contentez vous de les découper selon vos recettes. Et là aucune perte, c’est garanti !

Illustration – Martina Rajtmajerova
Cuisinez les légumes fruits
Les derniers légumes à ratatouille sont à cuisiner et à stériliser. Les haricots, choux-fleurs et fenouils peuvent être stérilisés cru, ou après blanchissement. Les courges musquées et les potirons servent à décorer le salon, pas trop près du feu tout de même, on les dispose trop souvent dans une cave un peu humide où ils finissent par pourrir. Normalement, les potirons conservés à 18-20° continuent à mûrir et à développer leurs arômes et leur taux de sucre… à condition de les avoir récoltés le plus tard possible.
Les stars de septembre
Ce sont les ‘cucus’ bien sûr ! Vous ne connaissez pas ? Bien sûr que si, je les appelle familièrement ainsi parce qu’ils font partie de la très grande famille des cucurbitacées, alias les courges et potirons. Une des informations les plus importantes de ma vie de jardinière a été de savoir les distinguer.
Après avoir mentionné les hybridations entre les variétés de haricots le mois dernier, nous voici lancés sur celle des trois principaux ‘cucus’.
Les courges pepo (courgettes, coloquintes, pâtisson…) s’hybrident entre eux. Il faut les distancier de plusieurs dizaines de mètres pour que cela n’arrive pas. Mais ils ne s’hybrident pas avec les maxima que sont les potirons et encore moins avec les moschata qui sont les courges musquées. Pepo, maxima et moschata sont indiqués sur les sachets de semences.
Pour récolter vos propres semences de ces courges et potirons, il faut veiller à ne pas les avoir mélangés entre eux dans le jardin afin qu’ils ne s’hybrident pas.
Au pire, ce sont des graines qui se mangent en apéritif, grillées dans une poêle sans matière grasse. Bon appétit !
Josiane GOEPFERT
Le Potager d’une Curieuse
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Le jardin mois par mois… Août en Franche-Comté
Photo – Maison Départementale de l’Environnement
Dicton – Août mûrit, septembre vendange.
A faire
– Taillez les herbes aromatiques : sarriette, basilic, menthe, estragon… afin de favoriser la repousse et une nouvelle récolte.
– Semez les laitues d’hiver et les chicorées scaroles en pépinière ou en godets s’il y a des limaces.
– Les engrais verts, phacélie, moutarde, féverole, vesce… semez les maintenant dans tous les espaces libres, parcelles et allées y compris.

Illustration – Martina Rajtmajerova
Composter les fanes de légumes sur place ?
Les parcelles du potager requièrent un compostage de surface. Il évite binage et désherbage tout en retenant l’humidité du sol. Il est souvent assuré par les tontes, des feuilles mortes, de la paille ou du foin selon les disponibilités.
Certains ajoutent les fanes de légumes, les épluchures de cuisine, bonne pratique ou fausse bonne idée ?
L’opération consiste à retirer le paillage en place pour le remplacer par les déchets de cuisine, en y ajoutant les ‘mauvaises herbes’ du moment, puis recouvrir l’ensemble par le paillage que l’on vient d’écarter.
Si ce dernier est ligneux (paille) l’avantage est d’apporter de l’azote pour une fertilisation plus équilibrée. Recouvrir cet apport (au lieu de le mettre sur le paillage en place) est indispensable pour éviter le dispersement par les animaux et pour l’esthétique.
Et la gestion des limaces ? Bien sûr elles vont venir faire leur travail de décomposeurs de matière organique. Aussi, je ne conseille cette pratique que sous des légumes bien installés qui sont moins appétents pour les gastéropodes et non sous les jeunes semis ou repiquages.
Les stars de l’été
Les semences des haricots à rames font partie des graines que l’on se transmet de génération en génération dans les familles jardinières. Parfois on ne sait même plus le nom de la variété qui a fini par être nommée « haricot de Dédé » ou « de la Tatie Jeanne ».
Justement, la première, je l’ai trouvé en Haute-Saône où elle est très appréciée parce que ce haricot est à la fois, un mange-tout et une gousse à grains que l’on mange encore vert alors que la gousse elle-même reste tendre.
Si vous avez la chance de disposer de telles semences, veillez à en isoler la culture pour garder la pureté variétale. En effet, les haricots s’hybrident facilement entre eux. L’isolation est plus facile à réaliser dans un jardin familial que dans une parcelle de jardins communaux ou associatifs.
Une année, j’avais mélangé une variété jaune et une violette sur les mêmes rames, j’ai bien récolté des haricots de deux couleurs mais aussi des verts issus de l’hybridation.
Dans tous les cas, pour récolter les grains secs en fin de saison, laissez dès à présent mûrir les gousses du bas afin qu’elles aient le temps de sécher.
Josiane GOEPFERT
Le Potager d’une Curieuse
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Un, deux, trois, jardins !
Visites
Dans le cadre de l’exposition, Un, deux, trois, jardins ! de la Bibliothèque Municipale Léon-Deubel, des visites du Potager démonstratif de la Maison de l’Environnement sont organisées.
- Samedi 23 juillet
- Mercredi 3 août
- Samedi 20 août
- Samedi 10 septembre
Inscription auprès de la Bibliothèque Municipale au n° 03 84 54 27 54
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Un, deux, trois, jardins !
Projection
Jardinez ensemble : les légumes perpétuels
SAMEDI 25 JUIN À 14H30 – Tout Public – Durée : 1h
À la Bibliothèque Municipale Léon-Deubel de Belfort
Avec la Maison Départementale de l’Environnement du Territoire de Belfort, Conseil Départemental.
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Un, deux, trois, jardins !
Lecture en plein air
SAMEDI 25 JUIN À 15 H
Sur le parvis de la Bibliothèque venez assister à une lecture de texte sur le thème du jardin.
À partir de 14ansParvis de la Bibliothèque Municipale Léon-Deubel de Belfort.
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Un, deux, trois, jardins !
EXPOSITION
DU 14 JUIN AU 17 SEPTEMBRE INCLUS
Les jardins regorgent de merveilles. Ils nourrissent le corps, alimentent nos rêveries, éveillent nos sens et nos consciences.
À Belfort (9ème ville la plus verte de France), les jardins, qu’ils soient contemporains ou médiévaux, d’agrément ou familiaux, lieux d’échange ou imaginaires, sont le poumon de la cité.
Cet été, la bibliothèque Municipale Léon-Deubel se met au vert et célèbre l’art du jardin sous toutes ses formes à travers des expositions, des présentations de documents, des films thématiques et des visites du Potager démonstratif de la Maison de l’Environnement.
JARDIN ÉCOLOGIQUE
Présentation de multiples plaisirs du jardin selon les principes respectueux de l’environnement.
BOTANIQUE ET JARDINAGE
Découverte de la botanique et de son histoire comme accompagnement de notre pratique et notre passion du jardinage.
Expositions réalisées par comvv. Prêt de la Maison Départementale de l’Environnement du Territoire de Belfort, Conseil Départemental.
L’ARROSOIR, OBJET D’UNE PASSION – Collection de Bruno, fleuriste à Rougemont-le-Château
Une pluie de « chantepleures », comme on disait à l’époque, car ils pleurent de l’eau et enchantent les jardins.
ATLAS ZOOLOGIE BOTANIQUE
Planches tirées du Dictionnaire universel d’Histoire Naturelle dirigé par M.Charles d’Orbigny. Atlas Zoologie Botanique… Tome troisième.-Paris : Renard, Martinet et Cie, 1849. Coll. BMB U651
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Le jardin mois par mois… Juillet en Franche-Comté
Photo – Maison Départementale de l’Environnement
Dicton – Soleil de juillet donne fortune au jardin.
Calendrier phénoménologique – Les fleurs des tilleuls ont cédé la place aux graines, les groseilles mûrissent,les lavandes fleurissent, même chez nous ! Les chenilles vertes et jaunes des papillons machaon grimpent sur leur plante fétiche, le fenouil.
A faire
– Divisez les fleurs du printemps, primevères, iris, renoncules.
– Profitez de la fin des récoltes de petits pois et des tuteurs en place pour y semer des concombres.
– Semez et repiquez les légumes d’hiver, carottes, choux, betteraves, navets, radis noirs, choux chinois et la première mâche.

Groseillier à maquereau
Illustration – Martina Rajtmajerova
Plantes en stress
Au-delà de 32°C les plantes souffrent, les fleurs avortent, les tomates ont du mal à mûrir.
Installez des filets d’ombrage, à positionner vers l’ouest afin de masquer le soleil de l’après-midi. En les hissant sur des piquets en bois, au-delà de 2 m de haut, l’ombre portée sera plus importante.
Pour conserver un peu de fraîcheur au sol, paillez-le avec la tonte du gazon et si vous n’en avez pas les déchetteries en regorgent et seront ravies de vous rendre ce service. Vous y trouverez aussi d’autres déchets végétaux à recycler de la même manière.
Seul critère, plus les brins sont petits moins la couche de paillage sera épaisse (2 à 3 cm pour la tonte) pour éviter les fermentations anaérobies qui sentent la pourriture. Par contre vous pouvez en rajouter chaque semaine.
Gagner de la place au potager
Choisissez de semer ou planter des variétés de légumes grimpants sur du grillage, des tipis, le long d’un mur, d’une pergola. Cette dernière permet une culture estivale en dessous, comme les choux (sauf le chou-fleur) les épinards, les salades qui apprécient l’ombrage en été.
Surélevez tout ce qui prend trop de place au sol : les concombres, potirons, tomates, à l’aide de ficelles (en serre) ou de tuteurs.
N’attendez pas qu’une parcelle se vide pour y installer la prochaine culture. Quand cela ne s’avère pas possible, par exemple sous les tomates ou la seconde culture n’aurait pas assez de lumière. Je sème en mini-mottes, ma première mâche qui aura déjà bien démarré au moment de la mise en terre. Ce procédé permet de doubler, voire de tripler la taille de cette salade… à condition bien sûr de lui donner une terre fertile.
Les stars de juillet

Photo – Josiane Goepfert
Les tomates les plus précoces sont celles qui ne font que deux bouquets de fleurs, et pas de gourmands, on les appelle « à port déterminé », elles peuvent produire dans notre région dès fin juin. Stupice, Délices d’Or, Early Siberian et Glacier sont les plus connues.
Viennent ensuite des sélections des pays nordiques, voir de la Sibérie. On en récolte les premiers fruits vers le 14 juillet.
Mais connaissez-vous cette variété dite De Berao ? Vigoureuse, elle grimpe jusqu’à 4 m de haut (je l’ai attachée à une gouttière) se développe en liane avec peu de gourmands. Elle est aussi réputée pour son excellent état de santé, sa grande productivité jusqu’à 1250 m d’altitude hors serre. De type Roma elle donne de très bons coulis et… des voisins épatés ! Sortez l’échelle !!!
Vous la trouverez : https://www.fermedesaintemarthe.com/A-7784-tomate-de-berao-ab.aspx https://kokopelli-semences.fr/fr/p/P6104-de-berao
Josiane GOEPFERT Le Potager d’une Curieuse